Par manque de parchemin, les moines copistes du Moyen Âge devaient parfois gratter
complètement les pages d’anciens manuscrits pour y inscire un nouveau texte.
Ces surimpréssions d’écritures sont appelées palimpsestes.
Au sens éthymologique du terme, le palimpseste désigne un support matériel sur lequel différentes couches
d’informations ont été surajoutées les unes aux autres,
chaque nouvel apport étant directement lié à l’éffacement du ou des précédents.


- Laurent Olivier. Le sombre abyme du temps. Paris. Éditions du seuil. 2008. 300p.